
Saison 2011-2012
Il Campiello
de Carlo Goldoni
Les Enfants de la pleine lune
d'Emanuelle delle Piane
Frères
de Francesco Silvestri
2012-2013
Bar
de Spiro Scimone
514.522.9393
de Carlo Goldoni
Quatre familles voisines s’y côtoient depuis toujours. Tout y est : amour, jalousie, envie, ragots, batailles, jeux, rires et pleurs. Trois jeunes filles sont à marier, deux jeunes hommes sont prêts à prendre épouse.
La vie suit son cours au rythme
des querelles quotidiennes. À la fin du carnaval de Venise, arrive le cavaliere, un jeune bourgeois napolitain qui cherche une femme. Il s’installe à l’auberge du coin et se mêle à la vie des habitants du campiello. Laquelle des trois
jeunes filles choisira-t-il?
Les mères sont prêtes à tout pour
que ce soit la leur.

Revue de Presse
• 14 octobre 2010
Article de Philippe Couture, Voir
"Faire la cour"
• 12 octobre 2010
Article de MC5, Nomag
"Autour du square"
Article de Claude Deschênes, Radio-Canada
"Il Campiello : bouffonnerie à l'italienne"
• 10 octobre 2010
Critique de David Lefebvre, Monthéâtre.qc.ca
• 8 octobre 2010
Article de Marie-Hélène Goulet, 7Jours
"Une farce joyeuse et grivoise"
• 1 octobre 2010
Article de Marie-Hélène Goulet, 7Jours
"IL CAMPIELLO La course au mariage de Serge Denoncourt"
Article de Philippe Couture, Voir
"Coups bas"
• 21 septembre 2010
Article de Alexandre Vigneault, La Presse
"Deux visages de Goldoni"

Photo : Maxime Côté
Mise en scène de Serge Denoncourt
Assistance à la mise en scène Marie-Christine Martel
Costumes François Barbeau
Décor et accessoires Louise Campeau
Éclairages Martin Labrecque
Conception sonore Michael Binette
Conception des maquillages Nathalie Gagné
Direction de production et technique Kathleen Gagnon
Avec :
Annick Bergeron, Luc Bourgeois, Louise Cardinal, François-Xavier Dufour, Stéphanie Labbé, Magalie Lépine-Blondeau, Marie-Laurence Moreau, Olivier Morin, Adèle Reinhardt et Jean-Guy Viau
Du 22 septembre au 19 octobre 2011
Au Théâtre Denise-Pelletier
Du 2 mars au 3 mai 2012
En tournée partout au Québec
• Cliquez ici pour consulter le calendrier
Il Campiello - Critiques
Serge Denoncourt a fait preuve de beaucoup d'ingéniosité.
Stéphane Leclerc, C’est bien meilleur le matin
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Toute la distribution est excellente. À ne pas manquer! C’est un régal!
Francine Grimaldi, Samedi et rien d’autre
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C’est un pur bonheur! (…) On se croirait revenu à l’époque de la Boîte à surprise.
Claude Deschênes, Le Téléjournal
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C'est très très drôle et c'est extrêmement vivant. (…) J’ai adoré
Raphaëlle germain, Je l’ai vu à la radio
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Un bijou!
Catherine Perrin, Six dans la cité
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Serge Denoncourt dépasse les bornes… pour notre plus grand plaisir !
Alexandre Vigneault, La Presse
Rencontre avec Serge Denoncourt
C’est la deuxième fois que vous montez Il Campiello de Carlo Goldoni pour le Théâtre de l’Opsis. Qu’est-ce qui vous interpelle dans cette œuvre ?
Il y a 20 ans, j’avais tenté une manière de jouer très rapide, sans psychologie. Comme si les acteurs étaient des marionnettes. J’avais envie de retravailler ce procédé tout en le raffinant. J’avais aussi envie de recréer la Venise du XVIIIe siècle, bien loin de l’image qu’on en a aujourd’hui. À l’époque, le Carnaval de Venise était une orgie de trois mois avec une frénésie de nourriture et de sexe. Les personnages de la pièce pillent, vendent leurs filles et couchent avec leurs voisins. C’est une décadence qui annonce la fin de la République de Venise et son invasion par Napoléon. Mais il y a une frénésie de vie avant écroulement. Goldoni parle de gens à la fin d’une civilisation, c’est très proche du monde occidental d’aujourd’hui mais ce n’est pas une pièce à thèse, c’est un vrai spectacle. J’essaye de retranscrire l’état social de l’époque.
Quelle place cette pièce occupe-t-elle dans l’œuvre de Goldoni ?
Il n’y a plus les archétypes de la commedia dell’arte mais le jeu reste teinté de ce genre théâtral. Ce n’est pas une pièce charnière ou de maturité à la différence de L’éventail ou La trilogie de la villégiature mais c’est une œuvre de sa période comédie du peuple durant laquelle il observe les petites gens. On pourrait faire un parallèle avec Michel Tremblay ou encore Gratien Gélinas et ses sketchs qui parlaient du Québec pauvre.
Quelle vision souhaitez-vous offrir de la pièce ?
J’essaye de combattre l’idée générale qu’on se fait de l’œuvre de Goldoni. Dans les traductions et la tradition, c’est devenu un théâtre bourgeois, où tout est très joli. On en fait un petit jeu de l’amour et du hasard alors que le sexe cru est très présent.
Je pense qu’il y a plusieurs Goldoni. Essayer d’en parler comme d’un tout cohérent est une erreur car il y a ses pièces avec le personnage d’Arlequin, ses comédies du peuple, celles de la bourgeoisie ou ses pièces à la française. Plus je lis Goldoni et moins je trouve qu’il est académique. Il parle de nous avec une immense soif de jeu.
Comment votre vision de la pièce se traduit-elle sur scène ?
Je ramène la pièce à ses racines, du côté de l’improvisation. Ça se rapproche du burlesque. Dans les traductions, beaucoup de jeux de mots sur le sexe, présents dans le texte original en vénitien, ont disparu. J’ai essayé de retrouver le langage d’époque. On oublie souvent l’immédiateté de Goldoni et son but : faire rire le petit peuple avec certaines pièces qu’il a écrites et présentées en quelques jours.
Le texte travaille beaucoup avec des trous et des illogismes. Du coup, on doit improviser et se replonger dans la manière italienne où l’on faisait des pirouettes pour rendre cohérent des choses impossibles. Mais c’est particulier à cette pièce-là, je ne pourrai pas avoir la même approche avec d’autres œuvres de l’auteur.
De quelle façon les acteurs ont-ils travaillé le texte ?
La pièce donne beaucoup de place aux acteurs et au metteur pour s’amuser à l’intérieur du jeu italien. On a choisi une vitesse de jeu quasi impossible, c’est très aérobic comme performance. Cette vitesse donne une impression de désespoir et d’étrangeté; elle nous ramène dans la comédie pure et grasse. Il n’y pas de complaisance comme si les acteurs n’avaient pas le temps de jouer cette comédie, ils sont des marionnettes emportées dans la machine goldonienne. C’est comme si l’on avait injecté des stéroïdes anabolisants dans le spectacle !
Propos recueillis par Fabien Philippe










