Mot de la directrice artistique

Au Théâtre de l’Opsis, j’ai la volonté de vous faire entendre des textes jamais ou trop peu entendus au Québec; de défricher une dramaturgie que les autres théâtres n’abordent pas. Il me faut donc lire de nombreux textes avant de trouver ceux qui me font vibrer. Ces dernières années, la trop petite place prise par les femmes dans le milieu théâtral québécois a été décriée. C’est un sujet qui me touche depuis toujours, qui me concerne personnellement. Et, au fil de mes lectures, je me suis rendue compte que pour un texte écrit par une femme, j’en lisais 3 écrits par des hommes. Non par volonté, mais parce qu’il y avait plus de textes écrits par les hommes qui étaient portés à mon attention.

Alors, j’ai décidé de faire place belle aux autrices de tous les pays pour tenter d’explorer un florilège de paroles, pour mettre de l’avant différentes sensibilités féminines. En entrée de jeu, je vous propose un texte de Marie NDiaye. Vous connaissez peut-être cette gagnante d’un prix Goncourt à travers ses romans. Elle écrit également des textes de théâtre et c’est avec l’un d’eux, Les serpents, que je fais mes premiers pas sur ces territoires féminins. Un texte fascinant que j’ai lu d’une traite, des personnages inquiétants qui m’ont tenue en haleine, des situations complexes qui permettent de sonder le coeur humain. Le spectacle qui prendra place à Espace GO, un écrin parfait pour cette histoire qu’il me tarde d’explorer davantage.

La saison se poursuivra par des lectures publiques qui seront présentées dans les Maisons de la culture Plateau Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie. Cinq textes provenant de partout dans le monde, confiés à différent.e.s metteur.e.s en scène permettront de découvrir autant de facettes des écritures féminines contemporaines.

C’est la tête pleine de questions que j’aborde ce nouveau cycle de recherche qui me donne, je dois l’avouer, beaucoup de travail. Le monde est bien vaste quand il est question d’y trouver les plumes des autrices qui se démarquent. Mais, j’adore lire et la saison estivale s’y prête si bien!

On se donne rendez-vous en novembre prochain,

Luce Pelletier, directrice artistique

Mandat & Historique

Le Théâtre de l’Opsis s’est donné en 1984 la double mission de porter un regard neuf sur les textes classiques et de faire découvrir des textes d’auteurs contemporains étrangers aux spectateurs québécois. Afin de permettre une recherche dramaturgique plus poussée, Luce Pelletier, directrice générale et artistique de la compagnie depuis 1994, a mis en place des cycles artistiques d’une durée de quatre ans.

Le travail de la compagnie est caractérisé par une volonté d’offrir des spectacles hautement achevés sur le plan artistique. Le Théâtre de l’Opsis crée des textes qui portent une véritable réflexion sur la vie, sur l’art; des textes denses qui exigent une importante période de recherche et d’exploration.

À une époque où le théâtre est de plus en plus tourné vers l’image, le Théâtre de l’Opsis tient à donner priorité à la parole d’auteurs et la direction d’acteurs. 

Un théâtre qui refuse la gratuité, où la forme est au service du contenu et non l’inverse. Un théâtre où la théâtralité ne se dissimule pas, mais s’affiche!

Le Théâtre de l’Opsis amorce en 2015 son Cycle scandinave, avec la pièce Bientôt viendra le temps de Line Knutzon et les Lectures Scandinaves. Après avoir revisité Peer Gynt d’Henrik Ibsen sous la gouverne d’Olivier Morin en janvier 2017, l’an 3 sera marqué par deux œuvres résolument modernes, Les enfants d’Adam, Audur Ava Ólafsdóttir présentée jusqu’au 8 octobre et J’appelle mes frères, de Jonas Hassen Khemiri, présenté en tournée du 22 mars au 3 mai 2018.  À travers ses cycles de recherche, la compagnie provoque la réflexion sur la rencontre avec l’Autre.

Nos Partenaires

Direction Artistique

Le Théâtre de l’Opsis est né de la volonté d’une poignée de diplômés en théâtre qui, du haut de leurs vingt ans, voulaient révolutionner le milieu théâtral. Nous étions unis par une immense passion pour les textes, pour les mots qui résonnent dans une salle de théâtre et qui ont le pouvoir de faire réfléchir et de bouleverser. Le théâtre classique était alors à son apogée dans les institutions théâtrales ; nous avons décidé de nous l’approprier. Le théâtre contemporain étranger était trop peu représenté sur les scènes québécoises ; nous avons plongé dans ces textes venus du monde entier.

La base artistique du Théâtre de l’Opsis était posée. Il suffisait de se laisser entraîner par ces deux pôles de recherche et de s’immerger dans l’univers des auteurs pour y apporter notre griffe afin de les présenter à un public près de nous.

 

Le dialogue ainsi amorcé, il se poursuit depuis 1984.

Un théâtre qui refuse la gratuité, où la forme est au service du contenu et non l’inverse. Un théâtre où la théâtralité ne se dissimule pas, mais s’affiche!

Certes, le mandat artistique s’est quelque peu modifié au fil des années. D’autres joueurs se sont mis de la partie et les classiques sont revus et visités sous toutes sortes de formes, tandis que les textes contemporains étrangers pullulent. Il faut donc aller plus loin, pousser le regard dans des endroits non encore explorés afin de trouver des auteurs dont la voix ne s’est pas fait entendre au Québec. Il faut amener sur scène de grands auteurs classiques qui n’ont pas trouvé de vitrines. Il faut surtout, encore et toujours, porter sur scène des propos qui nous interpellent et les communiquer aux spectateurs.

L’avenir se dessine dans cette lignée. 30 ans… tant de compagnies nées dans les années 80 se sont éteintes, par épuisement des troupes. Il n’est pas facile pour les compagnies de théâtre itinérantes de grandir et de se consolider. Bâti sur la passion pour le théâtre et son envie de la partager, le Théâtre de l’Opsis est encore là et compte bien souffler encore d’innombrables bougies.

Notre Équipe

Luce Pelletier

Direction générale et artistique

Marie-Eve Charbonneau

Coordonnatrice générale & responsable des communications

Olga Claing

Relations de presse